MILLY - Maison d'enfance de Lamartine
Musée historique privé

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En octobre 1794, la famille du chevalier de Pratz (Pierre de Lamartine, père du poète), qui avait épousé Alix des Roys, s'accroissant rapidement, il obtint de ses parents, de ses frères et sœurs, l'usage de la maison de Milly, construite en 1705 par son trisaïeul Jean-Baptiste, à une quinzaine de kilomètres de Mâcon. Cette petite propriété, dont les terres avaient, à cette époque, une superficie d'environ cinquante hectares, et s'étendaient sur les communes de Milly, Berzé-la-Ville et Saint Sorlin (La Roche Vineuse) fut le lieu de l'enfance du poète. En 1830 "
ce bien de cœur plus que de terre" fut racheté par Lamartine à son beau-frère Montherot mais, criblé de dettes, il fut obligé "de signer la vente de la moëlle de mes os, ma terre et ma maison natale de Milly, à un prix de détresse qui ne présente ni la valeur morale ni la valeur matérielle. J'ai emporté avec larmes, en quittant le seuil, les vestiges de ma mère et les reliques de ma jeunesse" le 18 décembre 1860, moyennant le prix de 500.000 F à Monsieur Mazoyer, propriétaire à Cluny, qui, en 1861, l'échangea avec M. Th. Daux, notaire à Saint Sorlin contre un domaine situé à Saint Gengoux de Scissé; restée propriété de la famille de Monsieur Daux; elle appartient aujourd'hui à son arrière-petit-fils, Monsieur Sornay.

Milly a marqué profondément et pour toujours son âme d'enfant; sa mère l'y a élevé dans une foi ouverte et généreuse, lui inculquant l'amour de ses semblables, le devoir d'un altruisme agissant, l'amour de Dieu, non pas abstrait, mais à travers les beautés de la Création et des créatures. Elle lui a enseigné le respect de la vie et celui de la dignité de tous les hommes, fussent-ils les plus humbles. Milly resta pour lui l'arche sainte, le sanctuaire des images les plus chères du temps où sa mère vivait et l'enveloppait de son amour.
On trouve une minutieuse description de la Maison de Milly dans les "
Confidences" (livre IV, chapitres V et VI), puis dans les "Mémoires inédits" (livre I, chapitre VI et suivants), une émouvante évocation de la vie qui l'animait au temps de la jeunesse du poète dans le dernier grand poème de Lamartine "La Vigne et la Maison", écrit à l'automne 1856, alors que l'inéluctable nécessité de la vendre lui apparaissait enfin; et c'est dans "Milly ou la terre natale" une des "Harmonies" écrite au début de 1827, qu'il évoque avec le plus d'amour cet humble village du Mâconnais, qui, en reconnaissance, a pris le nom de Milly-Lamartine et lui a élévé un buste en bronze davant la mairie.

Rédigé à partir de plusieurs ouvrages de M. Émile Magnien et du Comité d'Études Lamartiniennes


 

 
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