L. A. S. = Lettres Autographes Signées - la plupart achetées chez Thierry BODIN à Paris
Ayant gardé, depuis plus de 20 ans tous les catalogues de cette maison,
nous avons pu ainsi en retrouver les traces et descriptifs précis



52 - BALZAC Honoré de. L.A.S. signée "de Bc" du 31 août (1848), à Paul GUERVILLE au Théâtre Historique :  une page in-12 (13,5 x 10,2 cm) : Il le prie "de faire placer dans sa loge qu'il m'a promise ce matin les personnes qui se présenteront avec ce billet".
Auteur de plusieurs drames, Guerville dirigeait alors le Théâtre Historique où l'on avait créé, le 25 mai 1848, La Marâtre de Balzac; après une interruption, les représentations avaient repris 36 jours d'affilée aux mois de juillet et août.
Catalogue Bodin N°117 d'avril 2006 N°13 - 450 / 600
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( Voir partie Livres du XXe N°102 )  -  CÉLINE Louis-Ferdinand. L.A.S., le 8 (août 1950, à Mme. Jean-Gabriel DARAGNÈS) : 2 pages grand in-folio. SUR LA MORT DE DARAGNÈS. Ils ont eu les nouvelles navrantes par Mikkelsen, et ils prennent une part sensible et affectueuse à son chagrin, "qui est un peu aussi le nôtre, nous qui avons presque tout perdu... acquis seulement tant d'années de douleurs. La perte de votre mari nous frappe au cur - cela nous semble une sorte de surcroît de malédiction. Lui qui a tant fait pour nous. Qui défend, au vrai, a présent ? Personne". Puis il fait le point sur SON PROCÈS : "vous savez sans doute que le Procureur Général refuse d'annuler mon mandat d'arrêt. C'est la persécution absolue, définitive, semble-t-il. Plus rien à faire. Comme si je n'avais jamais étét jugé - ni en prison !"... Le pasteur Lochen a reçu les comptes de Paris, tout est en ordre, "mais il me remboursera peu à peu... non qu'il ait de mauvaises intentions, il est honnête, MAIS il a eu besoin en France de ces disponibilités, comme tous hélas ! l'argent frais, vous savez, c'est irrésistible ! Mais ça s'arrangera"... 
Catalogue Bodin N°95 de mars 2001 N°57 - 600 / 800
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53 - CHATEAUBRIAND François-René de. L.A.S., Paris 1er aoùt 1825 : 1 page in-4 : "La Note sur la Grèce, ne méritoit l'éloge que vous avez bien voulu en faire, que par l'intention de l'auteur. J'ai pensé que la place que j'avais occupée comme ministre des affaires étrangères, pourroit me donner quelque autorité à mon opinion, et j'ai cru de mon devoir de la faire connoître"... Il invite son correpondant "Je suis chez moi tous les matins jusqu'à midi"...
Catalogue Bodin N°91 de mai 2000 N°54 - 250 / 350


54 - CLAUDEL Paul. L.A.S., papier a en-tête du Château de Brangues - 18 août 1928, à un prêtre, parrain de sa fille Marie, 1 page 3/4 in-4 : Il lui fait part, bien en retard, du mariage de sa fille Marie. Il donne des précisions sur la famille et la situation du jeune homme, Roger Méquillet, d'une vieille famille Lorraine; c'est un "excellent catholique"... Puis Claudel parle de la Chine : "Par une espèce de fascinantion tout le monde se leurre sur la Chine. Ce n'est pas en flattant la vanité démesurée et insatiable des Chinois, en cédant à toutes leurs fantaisies, qu'on obtiendra leur progrès ou leur évangélisation. Le seul élément d'ordre en Extrême-Orient est le Japon, et je fais tous mes efforts pour guérir les États-Unis de leur hostilité injuste et contraire à leur propre intérêt à son égard. Mais je n'obtiens pas grand succès. Malgré leur anarchie et leur évidente incapacité, les Chinois, beaux parleurs, continuent à récolter toutes les sympathies"... Claudel va regagner Washington au début d'octobre...
Catalogue Bodin N°61 de juillet 1994 N°87 - 300 / 400


55 - COLETTE Sidonie Gabrielle. L.A.S. a en-tête du Parc à Méré (Seine et Oise) (1940), à son amie MISSY (Mathilde de Morny, ex-marquise de Belbeuf), 3 pages in-4 : Elle est depuis une semaine à Méré "S'il n'y avait pas la guerre, cet endroit serait charmant... Il y a une quantité d'oiseaux qui m'enchante. Un seul oiseau peut être gênant, mais le bruit de cent oiseaux, on s'y fait. Nous sommes à 38 Kil. de Paris, c'est à dire que tous les tumultes de la région parisienne sont à à portée de l'oreille, et comment !". Elle souffre de sa jambe et se console en observant les oiseaux : rossignols de muraille à queu rouge, pinsosn, mésanges, ..."Tout ce qui n'ets pas la guerre est si beau !"... Elle parle de Maurice (GOUDEKET son mari) qui souffre de la chaleur à Paris, et " Excuse-moi auprès de Rita (il s'agit d'Etiennette CORBIAT, née en 1904,  qui donnait des articles dans Éve et signait : Etiennette, Lisette, le plus souvent Rita, Pitou, Nisson; elle tenait la librairie Aux Bons Livres à Angoulème - voir vente Jeanne Sandelion à Mâcon, dimanche 13 mai 2007), de qui j'ai eu du plaisir à revoir le beau visage régulier. A propos de beau visage régulier, qu'est donc devenue Lippa ?".
Catalogue Bodin N°112 de décembre 2004 N°72 - 400 / 500


56 - DUMAS Alexandre (père). L.A.S. (Aix-les-Bains 17 août 1832) à François BULOZ, rédacteur de la Revue des Deux Mondes, 2 pages in-8, adresse, contreseing et marques postales. Belle lettre sur ses Impressions de voyage. Il arrive à Aix. "Demain je me mettrai à travailler pour vous - je vous enverrai d'abord ce qui est le plus avancé des lettres, curieuses je l'espère, sur la Suisse d'aujourd'hui et la Suisse d'autrefois; rien n'a été dit et bien dit sur ce pays, le côté pittoresque et philososphique a échappé à ceux qui en ont rendu compte". Il voudrait savoir ce que donnerait Lecointre pour "deux volumes de voyages, dans les Alpes et les 22 cantons. Vous prendriez au fur et à mesure ce que vous voudriez dans deux volumes. Ce serait je crois une bonne spéculation. Voici pourquoi c'est que chaque année au mois de juin, mille à 1800 personnes partent régulièrement de Paris pour la Suisse, et un voyage pittoresque  qui indiquerait poetiquement tout ce qu'il y a à voir dans le pays se vendrait bien, et recevrait chaque année une nouvelle secousse commerciale au moment des voyages"... Aussi n'accepterait-il de vendre que 1200 exemplaires "Si Lecointre tenait a avoir des planches, qu'il s'arrange avec Huet qui alors viendrait me rejoindre aux eaux d'Aix, et que j'emmenerais avec moi dans la suite du voyage"...
Catalogue Bodin N°108 de février 2004 N°105 - 300 / 450


57 - FLAUBERT Gustave. L.A.S. (Paris) Mercredi soir (29 novembre 1871) à un ami (probablement Edmond de Goncourt), une page in-8 :  Il lui demande un rendez-vous "car j'ai besoin de vous pour m'aboucher avec un graveur à cette fin de faire faire le portrait de Bouilhet". A partir de samedi, il passera tous ses après-midi à l'Odéon (pour les répétitions de Mademoiselle Aïssé de Louis Bouilhet). BOUILHET Louis, condisciple de Flaubert au collège de Rouen à qui il dédia son premier poème "Melænis".
Catalogue Bodin N°56 de juillet 1993 N°118 - 300 / 400
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58 - HUGO Victor. L.A.S. Guernesey 19 août 1878, une page in- 8
(17,8 x 11,3 cm): "Je suis ici en plein repos, et en plein travail; mais de ce repos sortira le combat pour la justice, et de ce travail sortira la paix pour la vérité. Justice et vérité, c'est là mon double but. C'est aussi le vôtre"...
Catalogue Bodin N°49 de juin 1992 N°99 - 450 / 600
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59 - LAMARTINE Alphonse de. L.A.S. envoyée du 43 rue Villa Levèque et datée du 12 mai 1859, 3 pages in-8 : Il parle, comme malheureusement souvent, de ses soucis d'argent : "J'ai dissous le comité de Paris pour éviter des frais... Je fais des efforts pour franchir 1859 et j'ai besoin du peu qui a été recueilli partout.... Je n'ai pas touché la moitié de la faible somme que les journaux exagèrent encore... Si je gagne un an je pourrai gagner le but et St Point ..." 120 / 150


60 - ( LA VARENDE Jean de ). L.A.S. adressée à l'auteur par Germaine Male...gnes dite Maine, 10 mars (circa 1937). 8 pages in-8
: Elle lui écrit suite à la lecture de Pays d'Ouche pour lui rappeler un souvenir "Maintenant retournez, voulez-vous un peu en arrière, au temps de la guerre ou vous vous ennuyez tellemnt à Vernon il y a 20 ans. Vous souvenez-vous d'une petit parisienne en vacances qui vous donna tout son cœur, à qui vous aviez témoigné un peu de tendresse...Quelles merveilleuses promenades nous fîmmes dans les bois... Quel conte de fée pour la petite ouvrière que j'étais... Mon grand soldat était le Prince Charmant de mes rêves de jeune fille, quelles heures inoubliables pour moi, les escapades aux Andelys sous l'œil paternel de votre vieux camarade Glades... Evreux où il me fallait pour venir vous trouver, employer tant d'imagination. Je vous dois les plus belles heures de ma vie où j'ai tout donné de moi-même"... elle parle ensuite de leur séparation, lui narre sa vie d'après et des souvenirs nostalgiques qui continuent à l'habiter 20 ans après. 150 / 250


61 - MAUPASSANT Guy de. L.A.S  St. Tropez, à un ami, carte oblong 11,4 x 9 cm à son chiffre et son adresse 24 Rue Boccador : Il le prie d'expédier un volume "Je vais beaucoup mieux et j'espère être rétabli à la fin de l'été"...
Catalogue Bodin N°45 de juillet 1991 N°181 - 200 / 250
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62 - MÉRIMÉE Proper. L.A.S. Londres 24 juillet (1866, à Madame de Beaulaincourt) 3 pages et quart in-8 : Curieuse lettre sur Londres. "Hier je suis allé voir une émeute qui m'a assez amusé. Les ouvriers de Londres et lieux circonvoisisns étaient invités à se réunir dans Hyde Park pour y faire une menifestation réformiste. Les citoyens actifs parmi lesquels il y avait un certain nombre de citoyennes, ont pris Hyde Park d'assaut en démolissant les grilles, tandis que la police d"fendait les portes. Tout c'est passé en douceur, c'est-à-dire avec peu de crânes enfoncés et beaucoup de mouchoirs volés. La grande procession d'ouvriers m'a rappelé les beaux jours de 1848. Les chefs du mouvement étaient dans un fiacre entourés de drapeaux tricolores et suivis de trois drapeaux rouges surmontés de drapeaux idem. Mais au lieu des figures patibulaires de 1848, vous n'auriez vu que des têtes moutonnes très rassurantes pour le trône de la reine Victoria". Il espère voir Mme. de Beaulaincourt en août à Paris "La plupart des ennuyeux ont décampé, on ne fait plus de politique et on cause mieux parce qu'on n'a pas de cravatte blanche"...
Catalogue BodinN°47 de Noël 1991 N°144 - 200 / 300


63 - MISTRAL Frédéric. L.A.S. (Maillane), à Mme. Adrien Dumas, 4 pages in-8 et enveloppe (à la date du 7 octobre 1903) :  Belle lettre sur sa pièce La Reine Jeanne. Il ne peut pas se rendre à l'invitation de ses amis... "Voici le vrai motif de ma claustration volontaire : je suis amoureux, mais amoureux comme à vingt ans, d'une dame admirablement belle, qui est ici dans la maison (à côté de ma femme !), d'une dame enchanteresse, qui m'effeuille, un à un, tou les mystères de son cœur et me fait savourer toutes les émotions des cœurs férus d'amour. Nous allons tous les jours nous promener ensemble, et ce sont des ivresses que je vous décrirais bien, mais j'ai peur que Madame Mistral ne jette les yeux sur ma lettre ... Voulez-vous savoir son nom ? elle s'appelle Jeanne, oui, cette malheureuse et belle reine Jeanne, reine de Naples et de Provence, calomniée par un tas de cuistres, mais réhabilitée par le drame en cinq actes que j'écris en ce moment. Je viens de terminer le troisième acte. Ça me passionne et ça me tient, et je profite des quelques semaines de répit que le bon Dieu me laisse pour pousser l'œuvre et, si possible, l'achever d'une haleine. La Muse est impérieuse, la Muse dramatique plus que toutes les autres"... Puis il intervient en faveur d'Anselme Mathieu, de Châteauneuf du Pape, "un poète exquis, le plus troubadour de nous tous, auteur du recueil La Farandoulo, qui a insouciamment perdu toute sa fortune", à qui "le brave Daudet" a fait déjà verser un secours...
Catalogue Bodin N°50 de juillet 1992 N°182 - 250 / 300


64 - NODIER Charles. L.A.S. à en-tête de la Bibliothèque de l'Arsenal, Paris, 20 octobre (1832), au libraire/éditeur RENDUEL, une page in-4 - au verso adresse et cachet : Il l'entretient sur le fait que celui-ci veuille faire paraître "une historiette". Puis parle de ses propres livres "je suis fort pressé de vendre une seconde édition des Souvenirs de la Révolution, et fort pressé de la vendre. Je vous prouverai qu'on me la demande avec instances. Cet arrangement me permettrait d'exécuter un petit ouvrage qui sourit beaucoup à mon esprit, et dont j'ai malheureusement assez parlé pour ne pas pouvoir le laisser en arrière, mais il demande deux ou trois mois de travail, et je ne peux m'y mettre qu'avec deux ou trois mois de sécurité... l'ouvrage dont il est question est peu dans vos proportions typographiques. Il excédera de peu de chose un des volumes du Deburau de Janin."
Catalogue Bodin N°44 de février 1991 N°184 - 150 / 200
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65 - RENAN Ernest. L.A.S. Paris, 8 août 1855 (à Charles Waddington) 2 pages in-8
: Il remercie de l'envoi de Ramus, sa vie, ses écrits et ses opinions "Je me suis confirmé dans mon antipathie contre cette scolastique dégénérée et dans ma reconnaissance pour ceux qui nous en ont débarrassés. Il est imossible de présenter d'une manière plus vivante que vous le faites l'état intellectuel, les intérêts, les préjugés, les passions du temps où à vécu votre héros. Je vous félicite bien de vous être toujours assujéti aux faits et aux documents, et d'avoir évité cette recherche vaine d'intérêt qui fait fausser presque toujours la physionomie des temps pour la subordonner à de récentes catégories. Votre livre réalise pour moi l'idéal d'une monograhie savante..." 
Catalogue Bodin N°102 de septembre 2002 N°245 - 150 / 250



66 - RENARD Jules. L.A.S. 22 juin 1903 (à Lucien Descaves) 2 pages in-8
: "J'aurais bien voulu voir Poil de Carotte dans ce château. Ça me changerait du château de Chaumont, où le petit moraliste Poil de Carotte serait mal reçu. Mais vous assistiez à cette représentation et vous ne manquez pas de me le dire... " (L'Université populaire du Faubourg Saint-Antoine joua la pièce dans un hôtel du Bois de Boulogne, et Descaves écrivit un article à ce propos dans L'Écho de Paris du 21 juin). Renard fait part de ses inquiétudes au sujet de la santé de sa fille Baïe qui lit Poil de Carotte "comme un livre de bibliothèque rose, et elle m'a signalé une grave étourderie de ma part que personne n'avait vue !"...
Catalogue Bodin N°88  de septembre 1999 N°251 - 150 / 200
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67 - SAINT-POINT Valentine de. Deux cartes postales de l’Esterel adressées au Directeur de la Bourgogne d’Or les 18 et 26 août 1911 : “Remerciements et souvenirs” “Remerciements et félicitations” suit signature.  60 / 80
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68 - SAINTE-BEUVE Charles-Auguste. L.A.S. ce dimanche soir (18 août 1833) à Théodore Carlier, professeur de réthorique au collège de Saint-Omer, 3 pages in-8
+ adresse et cachet
: "Il n'y a rien de particulièrement nouveai ici qu'un assez grand nombre de publications que les journaux vous auront apprises. Ce bruit sur Hugo (selon lequel le poète serait devenu fou) est une pure fable méchante : il prépare un drame pour le mois prochain (Marie Tudor). Quinet est de retour ici abec un livre qui s'intitulera, je crois, mystère (ce sera Ahasverus). Lamartine revient, et parait plein de vie encore : il a, je le sais, un poème presque achevé qui sera une belle et douce chose (Jocelyn). De Vigny médite un second volume des Consultations. Lélia (de George Sand) est le grand événement littéraire de la semaine. Je suis accablé de travail et de petites affaires : mon roman (Volupté) va à travers tout, assez lentement comme un fleuve un peu embarrassé sous les bâteaux"...
Catalogue Bodin N°58 de Noël 1993 N°251 - 200 / 300



69 - SAND George. L.A.S. Palaiseau 6 juin (1865) à BULOZ, 2 pages in-8 + enveloppe
: Sur son roman Monsieur Sylvestre ... "Je suis contente que Mr. Sylvestre vous plaise. Manceau dit que la fin vous plaira aussi." A propos de son compagnon Alexandre Manceau, gravement malade (il mourra le 21 août) "nous sommes toujours sur la branche, espérant un mieux qui est si peu sensible que nous ne savons pas quand il aura la force d'aller à Nohant. Je suis bien triste, et j'ai besoin d'appeler à mon aide la philosophie et la résignation de l'ermite de Vaubuisson"... Elle parle du roman de Maurice Sand : "Raoul de la Châtre  a un vrai succès, tout le monde m'en parle et personne ne se scandalise"... Mais elle aimerait un article du "grand critique" dans la Revue des Deux Mondes.
Catalogue Bodin N°52 de novembre 1992 N°190 - 400 / 500
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70 - VERLAINE Paul. L.A.S. Lundi 26 (septembre 1892), à son ami Edmond Lepelletier, 1 page et demie in-12, adressée de l'Hôpital Broussais, sur papier administratif de l'Assistance publique - 14 x 21,4 cm :  "Merci de ta bonne intervention dans l'affaire de mes vers périodiquement publiables à L'Écho. J'ai vu avec un plaisir double ma 1ère Élégie au dernier Supplément. Mais, je te le demande avec une sorte d'anxiété, - combien ce sera-t-il payé, en moyenne cent vers et plutôt plus que moins, 50 ou 40 francs ? Et, au moins pendant ces deux ou trois semaines (je vais sortit et ne suis pas bien riche pour une entrée d'hiver) puis-je compter être payé d'avance d'après le compte fait de lignes ? ... J'espère que mes élégies 2 et 3 paraîtront samedi, puisque c'est annoncé ainsi. Dis donc à Schwob de me venir voir le plus tôt possible"... Il donne son adress à l'Hôpital Broussais.
Catalogue Bodin N°94 de Noël 2000 N°293 - 500 / 600
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71 - VIGNY Alfred de. L.A.S. 7 novembre 1826, à Adolphe de Saint-Valry à Montfort l'Amaury, 3 pages in-4  + adresse (petit trou par bris de cachet). Belle lettre littéraire :  Il veut lui dire le plaisir que lui ont fait ses deux poèmes "ils sont pleins d'une grâce naïve qui n'appartient qu'à vous dans la famille des poëtes, votre abandon n'est jamais négligence et c'est de quoi je m'étonnerais si je n'en avais le tems, mais en vous lisant, la poësie m'emporte... On passerait doucement la vie à s'entendre conter de si jolies choses. Vous me faites rêver de Lafontaine et de Perrault, et je me mêle à vos jolis petits enfans l'un sur l'autre penchés, mais je suis fort tenté de les embrasser et point du tout de m'endormir"... Il ne fallait pas moins que Saint-Valry et Mme. Tastu pour le tirer de toutes ses tristesses : la maladie de sa femme, la mort de son ami M. de Fontanges. Puis il évoque s rencontre avec Walter SCOTT : "Je vous dirai tout ce que j'ai observé dans cet illustre vieillard. L'écrire serait trop long; je l'ai trouvé affectueux et modeste, presque timide; mais souffrant, mais affligé, mais trop âgé, ce que je n'attendais pas. Cela m'a fait peine"...
Catalogue Bodin N°81 d'avril 1998 N°296 - 200 / 300
 

72 - VILLIERS DE L'ISLE-ADAM Auguste de. L.A.S. datée du 22 septembre 1884, à l'éditeur Lacroix; 1 page in-8 :  "Si je n'ai pas dans les trois ou quatre jours au plus tard l'Éve Nouvelle, manuscrit et imprimé, dont vous avez différentes parties, je vais perdre mon tour de feuilleton, ce qui peut me causer une perte énorme et vraiment désastreuse"... Il le presse de lui répondre, il est prêt à aller chercher son manuscrit... (C'est dans La Vie Moderne que L'Éve future paraîtra en 1885-1886).
Catalogue Bodin N°66 de mars 1995 N°302 - 300 / 450
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73 - ZOLA Émile. L.A.S. Médian 6 août 1880, à Eugène Montrosier, 1 page et demie in-8 + enveloppe
:  Il l'attend dimanche, et lui explique comment venir en train de Paris à Médian.
Catalogue Bodin N°48 de février 1992 N°219 - 150 / 250
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